Vous pouvez voir ici ce que nos voyageurs ont vécu au cours de leur voyage.
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Dans les nuages
Traversée de l'Atlantique, 12 000 km pour commencer notre aventure à Buenos Aires, la capitale aux "bons airs".
Marc notre guide est arrivé deux jours auparavant pour mettre au point les derniers préparatifs. Buenos Aires, inondé de chaleur il y a encore une semaine, est traversée par une petite brise fort agréable.
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Arrivée et city tour
Le vol s'est déroulé sans trop de retard ni de problèmes. Arrivée à l'aéroport où nous avons retrouvé Marc notre accompagnateur, qui a tout de suite insisté sur la sécurité et les précautions face aux pick pockets. Pas inutile dans le pays où les princes des pick pockets rivalisent avec les rois du tango et du ballon rond. Après un repas de midi rapide et sympathique, arrosé d'un excellent vin "Lopez", nous avons entamé un city tour avec Gustavo, un porteno (habitant de buenos aires) typique. Nous avons visité La Boca, le quartiers de ex prolétaires, aux maisons multicolores. Le tango est né ici, aux accents du toulousain Carlos Gardel. Nous avons ensuite pris un bus, pour marcher le long de Puerto Madero, le vieux port, et nous avons terminé ce tour sur la place de mai, où trône la Casa Colorada (la maison rose), siège du gouvernement et de la présidence. Le soir repas de bienvenue avec Julie, la si sympathique responsable de viventura en Argentine. Nous avons goûté les fameux Bife de chorizo, les steaks argentins à la viande si tendre. Après un dernier limoncello, dodo…
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à bicycleeeeeeette
Journée vélo au menu. Notre guide Laura nous a emmené sur nos bicyclettes oranges voir d'autres quartiers très connus de Buenos Aires: Après la célèbre fleur en acier qui s'ouvre et se ferme comme une vraie fleur (en panne faute de moyens… un indice qui montre que l'Argentine s'enfonce à nouveau dans l'inflation), nous avons visité le quartier des ambassades dans Palermo Chico, puis le Bois de Palermo, un espace vert avec une roseraie construite en l'honneur de Juan Manuel de Rosas, ancien gouverneur de Buenos Aires et père du Fédéralisme vers 1850.
Pause maté (infusion d'herbes typique des Argentins, et pause photos rigolote avec le chapeau de Marc (à voir dans le diaporama final) nous avons ensuite pédalé vers San Telmo, le quartier des antiquaires. Lors du déjeuner dans un restaurant de la célèbre place Dorrego, nous avons soufflé les 60 bougies de Pierre. Julie avait préparé une incroyable tarte au citron et une au chocolat maison. Merci Julie!!!
Pierre a généreusement arrosé l'assistance de Patagonia puis de Quilmes, la plus connue des bières argentine. Nous sommes ensuite revenus à l'hôtel en remontant le marché aux puces du dimanche, très animé, très bon enfant. Le soir, premier contact avec la tango, avec un diner-spectacle à couper le souffle au Piazolla, une salle qui jouxte l'appartement où a vécu Saint Ex vers 1930. Il y a même écrit Vol de Nuit. Bien vu Tonie, qui a remarqué la plaque en entrant.
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Vol (en bus) de nuit
Matinée libre aujourd'hui, avec très légère grasse mat. Rendez-vous avec Marc à 13h pour aller nous installer dans notre bus. Direction les chutes d'Iguazu dans la province "Missiones", là où ont construites les célèbres missions Jésuites, que l'on peut notamment voir dans "Mission", le film de Roland Joffé, avec Robert de Niro notamment.
17h de bus-couchette, entre films sans sous titres et clim poussée. Journée de transition, consacrée à la traversée des pampas du Nord. Changement de climat puisque Iguazu est clairement en zone tropicale, encore plus chaud et humide qu'à Buenos Aires, sous une chappe de chaleur jusqu'à l'orage d'hier soir après le spectacle de Tango.
Nous arriverons au petit matin à Puerto Iguazu.
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Chutes d´Iguazu
Accueil chaleureux à notre hôtel La Strada, à puerto Iguazu. Avec Marcelo notre guide local très brésillard, selon le mot de Micheline. Tout d'abord, visite du Parc aux oiseaux, où nous avons apprécié l'entrer en contact avec les oiseaux et papillons, qu'on ne peut pas approcher si près habituellement.
Pour certains, baptême d'hélico, sensations fortes au rendez vous. Une vue magnifique.
Ensuite nous avons visité les chutes du côté brésilien (20% des chutes, 80% sont en Argentine), sous une chaleur et une humidité écrasantes, mais sans moustiques.
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Les chutes cote argentin
Départ à 9h00 (un peu trop tard pour certains). Magnifiques paysages inoubliables, chutes avec des arcs en ciel puis pour la moitie du groupe, promenade en zodiac avec, cerise sur le gâteau, douche assourdissante sous les chutes, sauf pour Andréa qui était très bien protégée (voir photo).
L'avion de retour à Buenos aires est en retard pour cause de "temporal", orage à Buenos Aires.
Bravo à notre guide et notre chauffeur Marcelo et Celso, excellents, qui nous ont accompagnes pendant deux jours.
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De la forêt tropicale à Jauja
Après le long retour depuis Iguazu (avion retardé par un gros orage à Buenos Aires), courte nuit de repos, de transition à la capitale fédérale. Ce matin, l'avion avait aussi un peu de retard (décidément;)).
Mais le voyage en valait bien la peine: Bariloche, La station de ski (l'hiver) envahie par des hordes de Brésiliens (oui Marcelo) et par beaucoup d'autres visiteurs l'été, est un écrin presque alpin autour du Lac Nahuel Huapi (l'île du tigre en Mapuche).
Avec notre guide Claudio et notre chauffeur Carlos, nous avons tout d'abord pu observer la région depuis le cerro Campanario où nous sommes montés en télésiège (1049 m). Puis nous avons poursuivi en bus autour du lac, où claudio nous a montré diverses espèces de notofagus (grands hêtres) et de bambous (les seuls qui poussent dans les forêts froides), les colihues. Tous les bambous étaient morts, après leur exceptionnelle floraison de 2011: tous les bambous meurent ainsi tous les 60 ans et sont remplacés par de jeunes plants.
Diner le soir à la Jauja, où nous avions le choix entre de la truite, du cerf et du goulash. Enfin sortis du syndrome steak et parilladas;)…
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Cerro Tronador… du tonnere
Départ à 9h00 comme d'habitude avec notre guide Claudio. Direction le Cerro Tronador 3500m (nommé ainsi parce les blocs de glace qui tombent de son glacier produisent un bruit assourdissant, qu'on peut entendre des kilomètres à la ronde).
Première halte au bord de la lagune Mascardi (un père Jésuite venu dès le 17è siècle à Bariloche, bien avant les colons agriculteurs du 20è siècle), pour une photo de groupe.
Nous avons ensuite marché environ 40 minutes jusqu'à une cascade, où nous avons pique-niqué. Splendide balade au milieu des hêtres et des bambous. Beaucoup de fleurs.
Nous avons retrouvé le sympathique chauffeur Carlos pour aller au pied du Cerro Tronador et du Ventisquero Negro, un glacier noir (imprégné de terre en fait).
Après une petite tarte à la framboise dans un comedor local, nous sommes repartis vers Bariloche avec des images d'icebergs (tempanos) plein la tête.
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Entrée au Chili
Départ tôt ce matin avec Carlos le chauffeur francophone de l'agence Kawen. Un voyage ponctué d'arrêts photo.
A la frontière, Carlos nous a présenté quelques unes de ses amies douanières. Puis nous avons passé les formalités douanières sans trop d'histoires.
Marc nous a rejoint à Entre Lagos, à deux heures de Puerto Varas. Nous avons pique-niqué au bord d'un lac avec des "salmoneras" élevages de saumons.
Arrivée à Puerto Varas, une petite ville à l'architecture qui rappelle la Bavière et la Suisse. Au diner, deux plats typiques chiliens, du ceviche en entrée (poisson cru aux aromates et au jus de citron) puis un saumon fumé de première catégorie, le tout arrosé d'un pisco sour (le cocktail national chilien).
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Pingouins et curanto
Après avoir fait connaissance de notre guide Jérôme, un belge flamingant résident de Chiloé depuis 7 ans, et de notre chauffeur Ramon, cap sur Chiloé, l'île mythique, battue par la pluie un jour sur deux, auréolée de légendes et de mythes de marins, pays du célèbre curanto, un plat typique mélangeant Viandes et fruits de mer.
Nous avons pris un ferry et entraperçu quelques lions de mer (Loups de mer/lobos marinos en espagnol!). Puis nous sommes allés visiter une pinguinera, une colonie de pingouins de Humbolt et de Magellan.
Notre guide nous apprend qu'il est faux de parler de pingouins, nous devrions dire manchots: les vrais pingouins volent! Ensuite nous avons dégusté un curanto dans une petite crique.
Nous avons terminé la journée le long d'une plage venteuse constellée de machas, des fruits de mer de la famille des couteaux.
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La route des églises
L'île de Chiloé compte 130 églises dont 16 sont classées au partimoine culturel de l'humanité de l'Unesco. Principalement en bois, construite par des charpentiers à l'origine germaniques et scandinaves, ces églises sont de petits bijoux ciselés, mais aussi rongées par le temps, certaines sont vraiment mal en point.
Le midi nous avons mangé de l'agneau, du merlu et un de ces fameux "kuchen", un gâteau d'origine allemande à la framboise. vue sur la baie de Dalcahue. Sur le petit marché à côté, beaucoup ont acheté des bonnets en laine, et quelques autres petits souvenirs.
L'après midi nous nous sommes rendus à Castro, la capitale de Chiloé. Nous y voyons la plus grande église des 5 visitées. Celles qui sont réparées le sont exclusivement avec des arbres de l'île, dont le fameux coihue, le hêtre déjà rencontré à Bariloche, un beau bois rouge.
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La grande ville la plus australe du Chili
Comme un horloge suisse, nous avons quitté Chiloé après avoir remercié le directeur de l'hôtel pour son incroyable Carménère Reserva 2009 offert la veille.
Après un voyage essentiellement pluvieux (ainsi va le temps dans le sud du Chili), nous sommes arrivés à Puerto Montt (fondée en 1852, du nom du président Manuel Montt). Puerto Montt compte deux industries principales: le saumon et l'industrie du bois (cellulose). Dans les deux cas: catastrophes écologiques.
Pour nous consoler, nous sommes allés déguster quelques plats de poisson à Angelmo, le marché au poisson. Certains ont dégusté du gratin de crabe: pastel de jaiva, d'autres ont pris des locos, sortes d'énormes chapeaux chinois, et des machas à la parmesana.
Puis vol sans histoire le long des fjords et des champs de glace (claude si tu as des photos sans reflets de hublot…;)). Arrivée à Punta Arenas, 130 000 habitants, la ville la plus australe du Chili. Petite ville calme au bord du légendaire Détroit de Magellan…
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Entre Cimetière et Pingouins de Magellan
Matinée libre ce matin pour se promener dans les rues de Punta Arenas, la grande ville (130 000 habitants) la plus australe du Chili, située dans la région de Magallanes (12e région/ la plus grande et la moins peuplée). Après un repas de midi pour la plupart à la Luna, un joli restaurant consacré à la lune, nous nous sommes rendus à pied au cimetière, un des plus étonnant et joli du Chili: des allées de cyprès alternent avec de somptueux mausolées. Dans un recoin, une petite plaque dédiée aux derniers Indiens, Yaghanes et Selknam, exterminés par les colons, au prétexte qu'ils tuaient quelques moutons.
Ensuite, nous avons mis le cap à l'ouest vers l'anse Otway, où nous avons observé de près une colonie de pingouins de Magellan, en pleine phase d'élevage de leurs poussins. En route nous avons croisé leurs cousins aptères (qui ne volent pas non plus) les Nandous, sorte de petites autruches grises, ainsi que des lièvres. L'un d'eux, tout comme un guanaco (cousin sauvage du lama) a fini dans les casseroles de la Marmita, notre sommet culinaire du voyage pour beaucoup d'entre nous.
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De Port Famine à Port Nativité
Un peu d'histoire au menu de ce matin. Nous avons longé le détroit de Magellan du Nord vers le Sud, pour aller visiter Port Famine, un endroit où des espagnols venus s'installer en 1584 sont quasiment tous morts de faim, de froid et de maladie. Un peu plus loin, Fort Bulnes, quelques baraquements reconstitués qui montrent comment la seconde vague de colonisation a été la bonne en 1843. 22 hommes et deux femmes venus à Bord de la Goélette Ancud. 5 ans plus tard, pour mieux s'approvisionner en eau, ils fondent Punta Arenas, où des immigrants Croates fuyant la guerre dans leur pays sont venus s'installer en masse par la suite.
Après un déjeuner rapide mais excellent à la Marmita où nous étions hier soir, et un dernier Pisco Sour, nous avons pris le bus pour Puerto Natales, une petite ville plus au nord, base de départ vers les fameuses Torres del Paine, des montagnes en granit d'une beauté à couper le souffle… quand elles sont visibles. En route, Jacques notre œil de lynx a vu un condor, et les autres quelques nandous, des centaines de moutons (il y a en Patagonie plus de moutons que d'hommes) ainsi que beaucoup d'arbres morts qui ne pourrissent que très lentement à cause du froid et du vent quasi permanents. Arrivée à notre petit hôtel, d'où nous partirons demain à, gloups, 5h du matin… bonne nuit!
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Des glaçons de 20 000 ans
Réveil à 3h45 pour se préparer et charger les bagages dans la remorque de notre minibus. A 5 heures, départ dans la nuit vers le nord. Un peu avant 7 heures, on découvre dans la brume matinale des paysages de rêve. On est dans le Parc National de Torres Del Paine, et on en est très heureux parce qu'on a failli devoir sauter cette étape !
Fin décembre, un jeune israélien a voulu faire disparaitre son papier hygiénique en le brulant et il a déclenché un gigantesque incendie de plusieurs milliers d'hectares. On en a constaté les traces, et de nombreux endroits sentaient encore le brulé.
La piste que nous devions emprunter est restée interdite jusqu'à fin janvier. On circulait au milieu de lacs et de forêts dans un paysage très vallonné, mais le Mont Cerro et les Cuernos (pointes en forme de cornes) étaient visibles en permanence et nous étions entourés au loin de montagnes enneigées.
A 8 heures on était au lac Grey et on a embarqué sur un bateau spécial (anti glaces). On a d'abord navigué au milieu d'icebergs de couleur bleu Curaçao. La navigation a duré 3 heures, et on est allé longer le mur de front du glacier Grey qui se jette dans ce lac. Ce mur varie de 18 à 25 m de hauteur. La glace est crevassée, prête à se rompre et elle est aussi bleu Curaçao. Le spectacle a été encore plus féérique quand le soleil a éclairé cette cathédrale de glace. On en a pris plein les yeux, et pour longtemps.
Le personnel était au petit soin. Après nous avoir offert un café, ils ont récupéré de la glace avec une épuisette et ont cassé les blocs pour les mettre dans des verres de pisco. On a ainsi eu des glaçons vieux de 20.000 ans !!!!!!!!!!!!! En quittant le bateau, un condor royal nous surplombait sur une falaise et les traces d'excréments nous ont montré où était son aire.
Dans notre minibus, on a parcouru le Parc National et ses nombreux lacs tous de différents bleus. On a vu des nandous et de nombreux guanacos. On ne s'en est pas lassé et on n'est allé manger qu'à 14h30 (dur après le PtiDej à 4h15 !). On était dans une « estancia » où un barbecue d'agneau nous attendait. C'était à volonté et on s'est régalé. Les propriétaires nous ont ensuite montré la préparation d'un cheval puis un numéro de rodéo chilien. Il s'agit plutôt de l'épreuve de dressage du concours complet.
Ensuite, deux chiens nous ont montré, comment sur ordre du patron, ils baladaient les moutons d'un enclos à un autre jusqu'à la bergerie. Là, un expert nous a fait la démonstration d'une tonte de mouton. On était ravi. Il nous est resté 4 heures de route, pour d'abord quitter le Chili, re-rentrer en Argentine et rejoindre El Calafate, notre étape pour 2 jours.
NB: le journal d'aujourd'hui a été écrit par Claude C. Merci!
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Le Perito Moreno: roi des glaciers
Journée entièrement consacrée au Perito Moreno. C'est l'un des très rares glaciers sur terre qui continue à avancer; de 2 m par jour (il appartient à la troisième plus importante réserve d'eau douce congelée du monde, après l'antarctique et le Groenland).
On a quitté El Calafate en minibus Renault Master à 9h, accompagné de Cécilia, une guide locale ne parlant pas le français, mais Marc, notre accompagnateur permanent est là pour traduire. Après 80 km de route le long de la péninsule Agallanes nous avons découvert l'ensemble du glacier à la sortie d'un virage. Quelle impression ! Surtout lorsque le défilé des nuages permettait au soleil de l'éclairer en totalité.
La vue sur le glacier se fait en parcourant 4 km de passerelles et de terrasses. Du nord au sud et du haut en bas, on a vraiment différentes vues sur le glacier et en particulier son mur de front de 5 km de long avec jusqu'à 70 m de hauteur. Le centre de la coulée bute sur la presqu'île Agallanes et il y a donc deux murs séparés qui donnent naissance à 2 lacs. La pression est telle que la glace forme un véritable barrage entre les deux. Le niveau du lac sud ne cesse de monter (il y avait 6 m de décalage aujourd'hui) jusqu'à la « rupture ». Le lac nord se déverse alors en torrent dans le bras sud qui alimente le lac Argentino. Ce phénomène s'était produit la dernière fois en 2008, ça aurait pu être cet après midi …
On est resté longtemps face au mur nord. On a même pique-niqué devant. Il y a de fréquents grondements qui marquent des mouvements du glacier. Par moment, ce grondement correspond à l'effondrement d'une partie du mur de front et nous avons assisté 3 fois à ce spectacle; on a même pu faire des photos.
L'après midi on est monté sur un catamaran qui est allé mouiller à différents endroits à 300 m du mur de front sud. En une heure, on a assisté à 5 effondrements toujours dans le même vacarme. Si le Perito Moreno est classé parmi les plus beaux glaciers du monde grâce à son bleu « saphir », nous n'avons pas eu la même impression de densité de couleur qu'hier avec notre cathédrale de glace au lac Grey. Par contre, dans ce mur sud, il y avait de profondes entailles qui étaient d'un bleu très soutenu. Globalement, on n'a pas eu les mêmes effets qu'hier, mais en détail on a eu des vues qui donnaient un aspect de légèreté et de fragilité à l'ensemble. On a donc une nouvelle fois émerveillé nos yeux et nous parlerons longtemps des glaciers de Patagonie.
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Le monde du bout du monde
ON Y EST ! La ville la plus au sud sur terre, c'est USHUAIA et nous allons y passer deux jours. Nous avons commencé la journée par une grasse mat bien venue. La plupart d'entre nous a rejoint une réserve ornithologique qui regroupe des centaines d'oiseaux décrits par les très nombreux panneaux indicateurs. Il y avait en effet un tel vent que peu d'oiseaux pouvaient voler et les autres avaient plutôt dû trouver des endroits pour se protéger.
Malgré le vent à décorner les oies sauvages, nous avons quand même vu quelques dizaines d'espèces de volatiles et pu apprécier les couleurs de la flore locale, entre deux étangs de bleus différents. Comme c'était dimanche, on s'est payé un bon repas de viande argentine. Les parts sont énormes, mais c'est tellement tendre que ça se mange tout seul. Le Malbec local (le Carménère de l'Argentine) se marie parfaitement avec cette viande.
L'après midi a été consacré au vol de El Calafate à Ushuaïa. Notre avion était un MD 80 (sûrement un Mac Douglas pas très récent). Le survol de la Patagonie et de la Terre de Feu en particulier avec un ciel très dégagé a été un vrai bonheur. Nous avons observé en détail le Détroit de Magellan puis le canal Beagle coincé entre de hautes montagnes.
Des taxis nous ont emmenés jusqu'à notre Bed and Breakfast (La rose des vents) et on a remarqué les très fortes pentes des rues qui mènent vers le port. Le patron de l'établissement, avec sa tête de père Noel, est très sympathique. Il nous fait découvrir, depuis le 5ème étage, une vue panoramique sur Ushuaïa. Ce soir, Viventura nous a offert un repas dans le restaurant spécialiste de fruits de mer. Croyez nous, manger un crabe royal qui est déjà complètement décortiqué, c'est un vrai plaisir !
Le repas a été bien arrosé. Tonie et Andrea avaient composé une chanson dédiée à chaque participant du groupe sur l'air de « Félicie aussi » en remplaçant Félicie par PATAGONIE.
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La pagaie en pagaille
La Terre de Feu est partagée par une ligne nord-sud entre le Chili à l'ouest et l'Argentine à l'est. Ushuaïa est au sud, donc en bordure du Canal de Beagle (le nom du bateau de Darwin), et très proche du Chili. Donc dès qu'on lève les yeux, on voit une montagne chilienne.
On a attaqué fort ce matin en embarquant à 4 sur des canoës. 2 pagaies d'un côté et 2 de l'autre en quinconce. Pas facile de décoller de la rive et encore plus dur d'aller droit, car il y avait des courants. Dans l'ordre, on a navigué sur le lac Roca, puis sur le Canal de Beagle, ensuite sur une lagune avant de finir en mer. Il a même fallu se coucher complètement dans les embarcations pour passer sous un pont métallique très bas. Les gilets de sauvetage ont accroché un peu. On avait des bottes et des pantalons de protection, mais ça ne nous a pas empêché de nous mouiller.
A l'arrivée, on s'est trouvé au point terminal de la route Panaméricaine qui part de l'Alaska et traverse les deux sous continents. Elle est longue de 18.000 Km. Notre chauffeur du jour, Eduardo, est aussi cuisinier, et un repas nous attendait sous une grande tente. Mais comme il fait très beau, on a tous mangé sur les tables à l'extérieur. Le plat principal était du poulet en barbecue, accompagné d'un Merlot Argentin.
Après une rapide visite d'un magasin, on a attaqué un long trekking de 3 heures dans la forêt de faux hêtres si fragiles. Par moment on longeait la plage, puis il fallait escalader la montagne avec des pentes parfois très fortes et toujours entre des rochers et racines d'arbres. Il fallait toujours surveiller où on mettait les pieds et c'est un peu dommage parce qu'on ne regardait pas souvent le magnifique paysage.
Après un repos bien mérité à l'hôtel, nous sommes repartis, à l'est d'Ushuaïa pour une nouvelle marche de 1h30 à la recherche des castors. La région en pullule (25 couples introduits en 1946, ils seraient aujourd'hui 150 000 et sans prédateurs), mais ce n'est pas pour autant facile de les voir. Déjà en arrivant sur le site, notre accompagnateur qui n'était pas venu depuis 8 jours n'a pas reconnu le site car les castors avaient construit un nouveau barrage !
On a vu une douzaine de castors, dont un hors de l'eau. Les autres s'activaient à transporter des branches vers une demeure en construction au milieu du nouveau lac. La soirée s'est terminée dans un refuge au coin du feu et aux chandelles. La cuisinière nous avait préparé un petit salé aux lentilles, arrosé du fameux Merlot. Norbi nous a offert quelques petits airs de charango, une mini-guitarre typique d'Amérique du Sud.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, c'est déjà le 14 février en France, aussi nous allons déboucher la mini bouteille de « champagne » local du minibar. A 20 pesos la bouteille (moins de 4 euros) on ne va pas s'en priver.
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Au long du canal Beagle
On a quitté à regret notre hôtel « Rose des Vents » d'Ushuaïa ce matin car il était particulièrement sympathique. On a descendu des rues aussi pentues que celles de San Francisco ou La Paz pour rejoindre le port.
Le catamaran Elizabetta nous a emmené sur le Canal de Beagle. On a même fait une escale sur une petite île. Certaines îles étaient couvertes d'oiseaux et sur l'une il y avait une densité de cormorans comme on ne l'a jamais vu. Un cormoran s'est même échoué sur notre bateau et il était affolé au milieu de la foule. Jean a réussi à attraper le volatile et lui a permis de s'envoler rejoindre ses congénères.
Sur une autre petite île, des dizaines de loups de mer, avec ou sans fourrure se doraient au soleil. Enfin on a atteint le Phare du Bout du Monde, encore un lieu mythique ! On a eu le temps de flâner entre les boutiques et de trouver un bon restaurant avant de rejoindre les taxis qui nous ont emmenés à l'aéroport d'Ushuaia. Le décollage sous le soleil a permis de voir par les hublots les îles les plus australes. Elles font partie du Chili.
Après 3h20 d'Airbus A 320, on a rejoint Buenos Aires vers 23 heures. On est passé de 9 degrés et un fort vent à Ushuaïa à 26 degrés à Buenos Aires. Heureusement, il y a la clim… Demain mercredi 15, c'est le dernier jour en Argentine. Viventura offre le "diner d'adieu" le midi, mais pour Claude et Françoise, ce sera le départ en bateau pour l'Uruguay. A l'issue de notre vol de nuit, nous serons de retour à Paris.
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Dernier jour
Journée libre pour ce dernier jour, l'occasion pour certains d'aller flâner du côté du café Tortellini ou de la roseraie. Le midi nous avons bouclé la boucle au resto "Nizza" où nous étions allé le premier jour, où le service fut lent et la cuisson des viandes exagérée. Contrairement au premier jour, le café était bondé. Après les ultimes préparatifs, nous avons affronté les bouchons du soir pour rejoindre l'aéroport d'Ezeiza où nous avons dit "adios che!" à l'Argentine.